Fondation
C’est par le truchement d’un comité de liaison et d’action mis sur pied par l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF) en 1971 que se sont réunies pour la première fois les associations provinciales de la francophonie. Inquiètes vis-à-vis ce qu’elles qualifient de « freinage discret de l’appui du gouvernement fédéral à leurs communautés », elles obtiennent du Secrétariat d’État la mise sur pied du Groupe de travail sur les minorités de langue française hors du Québec, chargé de faire rapport au gouvernement.
Les conclusions du rapport du Groupe de travail, intitulé C’est l’temps ou jamais (1975) sont dévastatrices. La Fédération des francophones hors Québec (FFHQ) est créée dans les semaines qui suivent pour, entre autres, en faire appliquer les recommandations. La francophonie canadienne se dotait ainsi d’un organisme porte-parole commun et officiel et d’un mécanisme formel de représentation. Le rôle de la nouvelle Fédération serait éminemment politique.