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Catalogue CRCCF

Les origines d'un mouvement contestataire : des années 1960 à la fondation du groupe le 11 septembre 1975

Les idées de justice sociale sur le plan international et la mobilisation identitaire au Québec et au Nouveau-Brunswick

Depuis le début des années 1960, les débats sur la place du Québec dans la fédération canadienne incitent le gouvernement de l’Ontario à prendre davantage en compte les préoccupations des ci-toyens francophones vivant sur son territoire. À l’époque, John Robarts, le premier ministre de l’Ontario, s’engage à mieux servir les francophones de sa province et reconnaît le bien-fondé des services en français. En 1961, il annonce que des services en français seront offerts là où c’est pratique. Son geste est en partie destiné à montrer que l’on peut vivre en français à l’extérieur du Québec.

Le domaine de la justice est au coeur des litiges après que le principe des écoles secondaires françaises soit adopté en 1968. Le milieu communautaire, incluant les porte-parole de groupes comme l’Association canadienne-française de l'Ontario, s’empresse de demander au gouvernement de l’Ontario de permettre l’emploi du français dans les tribunaux de la province. Le 3 mai 1971, William Davis, le premier ministre de l’Ontario déclare à la Législature de la province que tout sera mis en oeuvre pour rendre les services judiciaires accessibles en français :«Mr. Speaker, it is clear that Ontario has made a solid commitment to the principle of bilingualism as a matter of equity for our residents and as a large contribution to the continued and future strength of Canada».

Les étudiants franco-ontariens intéressés à la question des services en français se rendent à Moncton et rencontrent notamment Michel Bastarache et plusieurs autres personnalités des milieux acadiens qui sont engagées dans le domaine du bilinguisme judiciaire.

L'influence du contexte national est cruciale. Depuis 1968, il y avait eu plusieurs manifestations étudiantes à l’Université de Moncton comme le cinéaste Pierre Perrault l'a montré dans son film L'Acadie, l'Acadie!?! sur la grève étudiante de Moncton.

Extrait de L'Acadie, l'Acadie!?! de Michel Brault et Pierre Perrault (1971). ONF

La contestation est dans l’air et les futurs leaders du mouvement C’est l’temps! s’inscrivent dans la continuité de la démarche de mobilisation de la jeunesse pour changer l'ordre social.

Les francophones de l’Ontario profitent ainsi du contexte de l’époque. La jeunesse, en particulier, est inspirée par les mouvements de changement qui se constituent un peu partout dans le monde.

Raymond DesRochers, un des fondateurs du mouvement, est associé à cette nouvelle mouvance à laquelle les autres membres de C’est l’temps! sont réceptifs. De lui vient l’idée qu’il faut faire de la désobéissance civile, un peu comme aux États-Unis dans le mouvement pour les droits civiques.

Fondé le 11 septembre 1975, le mouvement C’est l’temps! fait partie de cette vague au sein de laquelle une nouvelle génération de militants francophones tente de se projeter différemment dans l’avenir. Il constitue le premier groupe de revendications pour le droit à des services en français à l’extérieur du domaine de l’éducation. Son action est aussi la première à encourager la dé-sobéissance civile depuis l’adoption du Règlement XVII, en 1912, interdisant l'enseignement du et en français dans les écoles de la province.

Extrait d'une entrevue avec Jacqueline Pelletier

Le Collège Algonquin. La «pépinière» d'une jeunesse qui se mobilise en Ontario français

Dans le milieu communautaire, les francophones qui militent au sein des organismes reconnus comme l’Association canadienne-française de l'Ontario vivent aussi leur éveil politique. Mais ils ne sont pas aux premiers rangs de l’action contestataire. C’est dans les officines du département d’éducation permanente du Collège Algonquin à Ottawa que l’on se prépare à de grands changements. Au début des années 1970, le Collège Algonquin a embauché de jeunes francophones afin de sensibiliser la population à l’importance de la formation continue. Leur travail consiste, entre autres, à réaliser des projets d’éducation populaire auprès des adultes francophones à Ottawa, notamment au sein de la Basse-Ville.

Le mouvement C’est l’temps! voit le jour dans la foulée de ces initiatives. Parmi les personnes les plus mobilisées et influentes, Raymond DesRochers, le chef du département de l’éducation permanente, incite les jeunes à faire de la désobéissance civile. Au mois de février 1975, Jacqueline Pelletier est arrêtée pour excès de vitesse sur le chemin Montréal à Vanier. Elle explique au policier que la contravention est en anglais uniquement. Si le mouvement est fondé quelques mois plus tard, le 11 septembre 1975, la contestation de Pelletier dès février 1975, et le lettres qu'elle écrit au journal Le Droit et à John Clement, Procureur général de l’Ontario, marquent le début d'un projet.

Une jeunesse se lève et demande aux militants plus vieux d'agir. Une forme de critique générationnelle accompagne le mouvement C'est l'temps! Les membres du mouvement trouvent l’Association canadienne-française de l'Ontario de plus en plus sclérosée et croient qu'elle ne fait que répéter les mêmes voeux au sujet de l'éducation depuis trop longtemps. Les revendications sur le plan des services de justice en français représentent une nouvelle forme de contestation, plus radicale, qui plaît davantage aux jeunes du mouvement. En 1977, lors du Congrès annuel de l’Association canadienne-française de l'Ontario, des comédiens du Théâtre Action et de la Corvée entreprennent de lire le manifeste du mouvement C'est l'temps!

C'EST L'TEMPS ... que les jeunes parlent pour eux-mêmes.

C'EST L'TEMPS ... de dire que nous n'existons par rien que par "nos écoles". Créons nos conseils scolaires homogènes!

C'EST L'TEMPS ... d'engager un débat populaire sur nos collèges et universités.

Extrait d'une entrevue avec Alain Poirier

CRCCF. Fonds Comité du réveil de la Basse-Ville d'Ottawa (C057). M113-07
CRCCF. Fonds Comité du réveil de la Basse-Ville d'Ottawa (C057). C57-18-23

Naître et mourir en français» en Ontario. Les services en français et le bilinguisme judiciaire vus par les membres fondateurs

Naître et mourir en français. Derrière cette boutade se cache un objectif à atteindre : être capable de se faire servir en français dans toutes les sphères gouvernementales et juridiques, du certificat de naissance au certificat de décès.

Le premier communiqué de presse du mouvement l'exprime ainsi en 1975:

« Le mouvement C’est l’temps! regroupe des Franco-Ontariens de toute la province intéressée à la défense et à la promotion du fait français en Ontario.

Le mouvement C’est l’temps! exige la reconnaissance officielle des francophones en tant que citoyens à part entière, contribuant à l’avancement de leur province et ayant droit à l’égalité de chance.

Le mouvement C’est l’temps! demande pour les francophones de l’Ontario le droit d’exister et de vivre en français. Ce principe doit être reconnu. » (UO, CRCCF, Fonds Association canadienne-française de l'Ontario (C002), C2-202-12, Rapports et discours de l'ACFO, page 9)

« Saviez-vous, par exemple, qu’il est interdit à un Franco-Ontarien de naître et de mourir dans sa langue ? La preuve, c’est qu’il n’existe, à l’heure actuelle, aucun formulaire disponible en français en Ontario pour enregistrer la naissance ou le décès de vos compatriotes ! Est-ce là une situation normale, en 1976, dans un pays qui se déclare officiellement bilingue ? » (UO, CRCCF, Fonds mouvement C’est l’temps! (C023), C23-3-1, Régie et finances. --- Rapport financier , 7 juillet 1976, page 5)

Les membres fondateurs

De sa création à l'automne 1975 jusqu'à sa dissolution quelque part à la toute fin de l'année 1977, le mouvement C'est l'temps! a su créer un engouement médiatique et populaire. Le mouvement était formé de jeunes hommes et femmes désireux de prendre la parole publiquement. Les membres fondateurs ont su rassembler de nombreux autres sympathisants, membres de groupes associatifs, de fédérations nationales, d'institutions financières, députés, prêtres, directeurs et enseignants au secondaire et au primaire, conseillers municipaux, comédiens, ouvriers, etc. Après sa fondation, plus de 250 personnes et organismes leur ont donné un appui moral et financier.

Les membres fondateurs sont : Yves Chartier, Lise Denault, Raymond DesRochers, Jean-Marc Drapeau, Michel Gauthier, W. André Lafrance, Philippe Landry, Yvon Langlois, Charles Le May, Gérard Lévesque, René Marcotte, Raymond Myre, Lise Pellerin, Jacqueline Pelletier et Alain Poirier.

Liste des individus et associations ayant fait partie du mouvement à un moment ou à un autre après 1975 (membres et contributeurs financiers):

CRCCF. Fonds Mouvement C'est l'temps (C023). C23-4-3

Nom Organisme Ville
Alie, Sylvie FFCF nat. —
Dagenais, Pierrette API Ottawa
Charlebois API —
Lapointe, Pierrette AEFO —
Roy, Lise AEFO Windsor
Dagenais, Yvon AEFO Timmins
Casault, Hervé AEFO Ottawa
Pinard, André AEFO Ottawa
— APEP – Belcourt —
Asselin, Marjorie — Penetanguishene
Asselin, Ronald — Penetanguishene
Asselin, Venard — Perkinsfield
Aubin, R. — Val Thérèse
Badibanga, Madeleine — Ottawa
Baron, M. et Mme Aimé — Thunder Bay
Beaudry, Françoise École De La Salle —
Beauregard, Rémy ACFO Ottawa
Beauséjour, Cécile Paquette Fleuriste Ottawa
Bédard, Pauline — Sudbury
Bédard, Richard — Hanmer
Béland, Guy Le Droit —
Bélanger, Alfred — Elliot Lake
Belcourt, Claude P. — Blezard Valley
Bellemare, Eugène CSO Ottawa
Benson, Pierre Conseil des loisirs Ottawa
Bergevin, Léon — St-Isidore de Prescott
Bernard, Jean-Roch UO Ottawa
Bertrand, Hector L. Le journal Voyageur Sudbury
Bigras, Yvette — Vanier
Blake, Roland — Hanmer
Blier, Thérèse — Manitouwadge
Boisvert, Huguette — Ottawa
Brossard, Monique — Ottawa
Bruneau, Gaëtan — Hull
Brunelle, Martin — Penetanguishene
Cadieux, Rita — Ottawa
— Caisse populaire Notre-Dame d’Ottawa Ottawa
— Caisse populaire St-Jean-Baptiste Ottawa
Desrochers, Janine (gérante) Caisse populaire Hammond —
— Caisse populaire de Verner Verner
— Caisse populaire du Sacré-Cœur de Welland Welland
Pellerin, Paul (directeur) Caisse populaire Laurier d’Ottawa Ottawa
Campeau, Ron — Hanmer
Caron, Catherine — Ottawa
Carrière, Fernand — Ottawa
Castonguay, Marcel — North Bay
Corriveau, Célyne JUDCO Ottawa
Chayer, Mme L. Cercle social Charlotte Ottawa
Tremblay, Lucienne (sec.) Cercle St. Louis de Montfort Ottawa
Charbonneau, Henri — Ottawa
Chartier, Yves — Ottawa
Chartrand, Daniel — Ottawa
Chénier, J.A. — Mattawa
Chevalier, Diane — Ottawa
— Chevaliers de Colomb Alfred
Clément, Maurice — Sudbury
Corriveau, Maurice Les Artisans Vanier
Côté, Guy — Ottawa
Cuillierrier, Paul — Ottawa
Cusson, Lucien ACFO Hammond
Daigneault, Roger — Cornwall
Dallaire, Georgette — Cochrane
de Bloy, Pierre ACFO Régional Ottawa
de Jocas, Betty — Ottawa
De la Durantaye, Claude École De La Salle Ottawa
Delisle, Gérard — Hamilton
Demers, Omer — Vankleek Hill
Denault, Lise et Marc — Ottawa
Desforges, Rolland — Hawkesbury
Deshaies, Michelle — Ottawa
Deslauriers, Claire — Ottawa
Desrochers, Bertrand — Perkinsfield
Desrochers, Bernard — Midland
DesRochers, Raymond — Hammond
Dessaint, Pierrette — Ottawa
Dionne, Robert — —
Doiron, Camille — Oshawa
Doucet, Nicole — —
Doyon, Jean-Guy — Orléans
Drapeau, Jean-Marc — Ottawa
Dubeau, Céline — —
Dubois, André — Ottawa
Dubois, Horace E. Conseil des écoles séparées catholiques d’Ottawa Ottawa
Dubois, Michel — —
Dufour, François — —
Dufour, Germaine — Ottawa
Dulude, Louise — Ottawa
Dupuis, Michel — —
Fontaine-Dubé, Nicole Conseil du Trésor Ottawa
Forget, Jean — Penetanguishene
Fortin, Suzanne — Brantford
— Fédération des Caisses populaires de l’Ontario Ltée Ottawa
Desjardins, Lucille FFCF Alexandria
Rancourt, Diane FFCF Astorville
Beaulieu, Marie L. FFCF Azilda
— FFCF Casselman
Rozon, Mme Orphir (très.) FFCF Paroisse de la Nativité Cornwall
Tessier, Louise (prés.) FFCF Section Ste-Croix Cornwall
Gagnon, Géralda (très.) FFCF Espanola
Doré, Lucie (très.) FFCF Haileybury
— FFCF Hanmner
Carimé, Simone (très) FFCF Hearst
Morin, Jeanne FFCF Section Kirkland Lake Kirkland Lake
Asselin, Ghislaine FFCF Mattawa
— FFCF North Bay
Cardinal, Anita (prés.) FFCF Orléans
Doiron, Gisèle FFCF Oshawa
Dupuis, Rita FFCF Pointe-aux-Roches
Vachon, Thérèse (très.) FFCF Section Notre-Dame des Anges Ottawa
Desaulniers, Y. (très.) FFCF Section St-Thomas d’Aquin Ottawa
Tellier, Jeanne (sec.) FFCF Pembroke
Giroux, Denise M.C. (prés.) FFCF Section River Valley River Valley
— FFCF St-François de Sales Cornwall
Aubé, Claudette FFCF Club Ste-Croix Sault-Ste-Marie
Goudreau, Luella FFCF Section Ste-Ignace Sault-Ste-Marie
Murphy, Cécile R. FFCF Section Sacré-Cœur Sturgeon Falls
— FFCF Timmins
— FFCF Section Jeanne Mance Windsor
Gagné, Lucienne et Albert — Smooth Rock Falls
Gauthier, André École De La Salle Ottawa
Gauthier, G., M.D. — Penetanguishene
Gauthier, Michel et Nicole — St-Joseph
Ouimet, Marcel — —
Gauthier, Vincent — Ottawa
Gélineau, Gilles — —
Gignac, Dennis — Sudbury
Gignac, Gilbert — Penetanguishene
Girard, Josette École De La Salle —
Giroux, Jean-Guy — Sarsfield
Gonthier, C. — Hawkesbury
Gosselin, Roland — Ancienne Lorette (Qc)
Gow, Harry — Alfred
Grand-Maitre, Gilles — Vanier
Grenier, Aline (présidente régionale) FFCF Aylmer
Grossman, Mina — Windsor
Guenard, Clément — Cambridge
Guilmet, Marcel E. MD — Ottawa
Guint, Lorraine — Ottawa
Henrie, Diane Collège Algonquin Rockland
Imbeault, Rose — Vanier
Jacques, Caroll — Larder Lake
Jammes, Marthe — Mattawa
Jodoin, André — Ottawa
Jutras, Michel — Ottawa
Kealy, Juliette — Ottawa
Kroetsch, Françoise — Ottawa
Lachaine, Georgette — —
Lacroix, Richard et Rita — Oshawa
Ladouceur, André — Ottawa
Lafrance, André — Ottawa
Lafrance, Danielle — Ottawa
Lafrance, Martine — —
Lafrenière, Serge — Vanier
Lalonde, Florent — Welland
Lalonde, Marise — —
Lamothe, Pierre Direction Jeunesse —
Landriault, Rodrigue — Ottawa
Landry, Conrad — Sudbury
Landry, Philippe — Pointe-Gatineau (Qc)
Langlois, Yves — —
Laneuville, J. — Oakville
Lamarée, Gisèle — Hull (Qc)
Lavergne, Françoise UPCF Carleton —
Leblond, Yvon — Ottawa
Leclair, Gilles — Ottawa
Leclerc-Boisy, Josée — Ottawa
Leduc, Roger — Val Caron
Leduc, Yves CFBR Sudbury
Legault, André — —
Legault, Albert — Sudbury
Legault, Jeannine — Ottawa
Léger, Lise — Ottawa
LeMay, Charles et Francine Drouin — Orléans
Lemay, François — —
Lemay, Pierre Algonquin —
Leroux, Douglas R. — Penetanguishene
Lévesque, Gérard — Ottawa
Lévesque, Guy Fédération canadienne des maires et des municipalités Ottawa
Lévesque, René — Gatineau (Qc)
Lortie, Jeanne — Bourget
Lortie, Lionel — Penetanguishene
Losier, Aline — Niagara Falls
Major, Roméo (ptre) Paroisse SS. Martyrs Canadiens Cornwall
Malenfant, Cécile — Ottawa
Marchand, Jacques — —
Marcotte, René — —
Marion, Don — Penetanguishene
Martin, Jacqueline (prés. nationale) FFCF Ottawa
Matte, M. et Mme Gérard — Vanier
Matte, René Député créditiste Chambre des communes —
Maurice, Marc — Perkinsfield
Ménard, Cyril — Sudbury
Michaud, Jacques — Sudbury
Monette, Richard — Hull (Qc)
Montpetit, Jean Capello Audio Ottawa
Moreau, Angeline — Penetanguishene
Moreau, Léonard — Perkinsfield
Morin, Guy — Vanier
Morin, Jolette — Elliot Lake
Mullie, Alfred — Penetanguishene
Ouellette, Pierre et Ginette — Tallahasse (Floride)
Ouimet, Marcel et Jacqueline Société Radio-Canada (Marcel) Ottawa
Paquette, Marc-André — —
— Paradis du livre, Eastview Centre d’achat Vanier
Paradis, Maurice Garage Sunoco Montréal
Parent, Marie-Rose — —
Pellerin, Lise — Sudbury
Pelletier, Bernadette — Manitouwadge
Pelletier, Cécile — Ottawa
Pelletier, Jacqueline — —
Pelletier, Madeleine — Ottawa
Perras, Germaine — Russell
Piché, Michel — —
Pilloud, Jeannine — Vanier
Pinard, André — Ottawa
Poirier, Alain — Vanier
Prévost, Daniel — Hanmer
Prévost, Michel — Ottawa
Prévost, Sylvain — Curran
Zuffery, Charles — Ottawa
Proulx, Conrad — Sturgeon Falls
Quesnel, Jean-Marc Scouts Ottawa
Rhéaume, Charles — Ottawa
Richer, M.G. — Rockland
Richer, Paulette Radio CBEF/540 Windsor
Robitaille, Thérèse — Elliot Lake
Robinson, Suzanne Centre universitaire Ottawa
Rodrigue, Claire — Ottawa
Rouleau, Robert — Sudbury
Roy, Albert — —
Sarrazin, André — —
St-Amour, Henri — Fournier
St-Gelais, Jean-François — Ottawa
St-Jean, Daniel — Hanmer
St-Jean, Lionel — Timmins
St-Laurent, André — Ottawa
St-Maurice, Louis — Ottawa
Sarda, Dr. Pierre Hopital St-Louis de Montfort —
— Conseil des médecins Vanier
Schrybert, Jacques AEFO Ottawa
Scott, Marc — Ottawa
Simard, Serge JUDCO Ottawa
Sinotte, Yvan Le Droit Pointe-Gatineau (Qc)
Soucie, Dr. Et Mme Pierre — Orléans
Spicer, Keith Commissaire aux langues officielles Ottawa
Tanguay, Nicole Algonquin —
Tardif, Jacques — Vankleek Hill
Tessier, Alain — Ottawa
Tessier, Mary Bamboo House Ottawa
— Théâtre de la Corvée —
Thibault, Louise — Sudbury
Thibert, Ron — Hanmer
Thibodeau, Jean — Millcraft
Touchette, Pierre L. — Ottawa
Tremblay, Pierre — —
Vaillancourt, Germaine — North Lancaster
Vallière, Gaétan — —
Varieur, R. — Manitouwadge
Vézina, Denise — Ottawa
Webber, Marie-Anne — Ottawa
Weick, Beth — Ottawa
Williams, Lyne ONF (150 Kent) Ottawa
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