Des maisons d’édition et le CFORP produisent des contenus pédagogiques pour les Franco-Ontariens
L’offre de manuels scolaires en français autorisés dans la circulaire 14 augmente avec la création des écoles de langue française. De plus, la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme sensibilise le gouvernement fédéral à l’importance de l’éducation dans la langue de la minorité. En 1969, Ottawa adopte la Loi sur les langues officielles, qui annonce l’égalité du français et de l’anglais dans les institutions du gouvernement fédéral. La loi crée un programme de subventions pour les organismes communautaires et inclut d’importants transferts dans le but de soutenir l’éducation de langue française.
Pendant ce temps, des organismes francophones font leur apparition dans le monde de la publication littéraire et de la production de matériel éducatif. En 1973, la maison d’édition Prise de parole est fondée à Sudbury. Elle se spécialise dans la publication d’œuvres franco-ontariennes en plus de rendre accessible, par la traduction, des œuvres importantes d’auteurs canadiens-anglais et des Premières Nations. Un an plus tard, le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques (CFORP) naît à Ottawa. Le CFORP assure la conception et la distribution d’outils pédagogiques afin de combler un manque dans les écoles de langue française de l’Ontario.
Malgré tout, la production de manuels scolaires francophones en Ontario accuse un retard par rapport aux maisons d’édition québécoises. C’est que les maisons d’édition doivent d’abord investir et prendre des risques afin de faire leurs preuves et obtenir des contrats d’impression. C’est ce que fait Prise de parole en décidant d’investir 50 000 $ pour la production du Manuel de sciences pour la septième et la huitième année rédigé par Alcide Gourd. Il faut aussi mentionner que le gouvernement de l’Ontario investit des sommes importantes dans la production de manuels par le biais du Fonds de la langue française. Malgré ces efforts, les manuels produits par des auteurs ontariens sont imprimés principalement dans des maisons d’édition du Québec.

